Partie 3 sur 16 · Pages 6 à 10 du rapport
Sept ans de comptes en un coup d'œil
La Métropole de Lyon est unique en France. Elle fait le travail d'un département, c'est-à-dire l'aide aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux enfants en danger, le RSA et le RSJ (revenu de solidarité jeunes). Et elle fait aussi le travail d'une métropole : les transports, les routes, les déchets, l'eau, l'urbanisme. Le tout pour 1,45 million d'habitants.
En sept ans, les recettes ont augmenté un peu, de 2,8 à 3 milliards d'euros par an. Les dépenses ont augmenté plus vite, de 2,3 à 2,6 milliards, et le rapport dit pourquoi : plus d'aide sociale à verser, des salaires revalorisés par l'État, et l'inflation. Aucune de ces trois causes n'est un choix local. Malgré cela, la Métropole a dégagé des économies chaque année.
L'année à retenir, c'est 2023. Les prix ont flambé et les ventes de logements se sont effondrées, ce qui a fait perdre d'un coup 121 millions à la Métropole, en une seule année. Nous avons tenu le cap sans couper dans les services, et dès l'année suivante, les économies sont reparties à la hausse. Elles remontent depuis chaque année.
La page 10 montre que la Métropole place l'argent qu'elle n'utilise pas tout de suite, jusqu'à 200 millions, et que cela lui rapporte des intérêts. L'argent public ne dort pas sur un compte : il travaille, comme le ferait n'importe quel ménage prudent avec son épargne, à l'échelle d'une collectivité de 3 milliards.
En 2019, la Métropole mettait de côté 486 millions par an. En 2025, elle en met 361. Entre les deux, il y a eu la crise de 2023, qui a coûté cher à toutes les collectivités de France. Ce qui compte, c'est la direction : depuis 2023, ces économies remontent chaque année, de 263 à 307 puis 361 millions. La Métropole a encaissé le choc, elle n'a fermé aucun service, et elle est repartie de l'avant.
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